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REGISTRES DU BUREAU
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faictz à cheval, de nuict, en lad. Ville, chacun à son tour et ainsy qu'il leur sera ordonné par celluy qui aura le mot et commandement, suivantle reiglement à eulx donné; alias et à faulte de ce faire, sera à l'encontre d'eux proceddé par condemnations d'a­mendes ou aultrement, ainsy que verrons estre à faire; et où y en aura aulcuns desobeissans ou ref­fusans, faictes le nous sçavoir pour y estre pourveu ainsy que de raison. -
« Monseigneur, ce jour d'huy, monseigneur de Gon­nor nous a faict ce bien de nous communicquer voz
lettres par lesquelles avons esté advisez de l'heureux exploict et reduction en obeissance du Roy, que sça-vons avoir esté faicte soubz l'auctorité dud. Seigneur par vostre bonne providence de la ville du Havre de Grace'1', dont nous n'avons failly aller incontinant à Nostre Dame de Paris rendre de joye et allégresse graces et louenges à Dieu, lé suppliant de la mesme affection de vous tant favoriser que de vous donner entier acomplissement de voz bons deseings et dé­sirs, et estre vous et nous tousjours maintenuz es bonnes graces des majestez du Roy et de la Royne. De Paris, ced. jour.n
CCCCX1V. — De Marine.
3i juillet 1563. (H 1785, fol. 38 r°.)
Du dernier jour de Juillet vclxiii.
Ced. jour, est comparu au Bureau de lad. Ville Loise Boiven, femme de Marin de Marine'2', demou­rant rue des Petitz Champs près Sainct Honnoré, la­quelle a affermé que cy devant a esté mis garnison
CCCCXV. — Lettres du
a août 1563. (H 1784, fol. 2 Du deuxiesme jour d'Aoust v° lxiii.                         I
De par le Roy. "Très chers et bien amez, nous avons tousjours tant faict d'estat de la bonne volonté que avez par effect demonsttée envers nous aux affaires grandz que avons euz, que pour en sortir nous faisons compte d'estre secouruz de l'emprunct de cent mil escuz, dont vous avons faict requerir et de laquelle vous avez donné asseurance. Toutesfois nous avons esté presentement advertiz que aucuns habitans de nostre bonne ville et citté de Paris, de la faculté desquelz vous pensez vous ayder pour nous faire led. secours, y font telle difficulté et monstrent une si froide volunté que nous avons grande occasion d'en estre peu contans, actendu l'asseurance qu'ilz ont
en sa maison, mais ne scet quel nombre de per­sonnes ne quel temps ilz y ont esté, et ne demande au cappitaine Hune que des armes el ung manteau, dont led. Hune, ad ce present, a requis acte pour luy servir ce que de raison.
Roy pour les cm escus.
io v°; H i785, fol. 38 v°.)
d'en estre bientost satisfaiclz. Et pour ce que nous desirons bien entendre qui sont ceulx là, à ceste cause vous mandons et ordonnons que vous aiez ai nous envoyer les noms elseurnoms de telz reffusans, affin que nous les puissions recongnoistre et en faire difference d'avecq les bons et secourables subjeetz, telz que nous vous avons tousjours trouvez.
"Donné au camp devant le Havre, le xxxe Juillet 1 563-ti
Signé : CHARLES.
Et au dessoubz : de L'Aubespine.
Et au doz est escript : A noz trés chers et bien aînez les Prevost des Marchans et Eschevins de nostre bonne ville et cité de Paris.
Receues le dimanche, premier jour d'Aoust 1563, huict heures du soir.
CCCCXVI. — Pour rendre graces à Dieu de la prinse du Havre de Grace. Pour l'election d'un capitaine. Mandemens pour les portes.
2 août i563. (H 1784, fol. 211 r°; H i785, fol. 3g r°.)
De par le Roy. "Trés chers et bien amez, aiant pleu à Dieu nous
faire tant d'ayde et faveur que nous ayons avecq sa grace chassé el contrainct les Angloix qui occupoient
O Le maréchal de Brissac commandait l'armée au début du siège, en attendant l'arrivée du connétable de Montmorency; son quartier général se trouvait au prieuré de Graville.
(2) Marin de Marine, tailleur du prince de Condé, avait été incarcéré et poursuivi comme huguenot.